02.11.2009

2009.11 - BURN OUT : MOURIR D'ÉPUISEMENT

maison_passage2.jpgJ'imagine que la plupart des médecins généralistes, hospitaliers, psychiatres, psychologues, etc... 
ignorent en quoi consiste le BURN OUT.

En tout cas, les médecins que j'ai rencontré sont royalement passés à côté, ils ont été incapables
de diagnostiquer mon BURN OUT : il est tellement plus simple de coller une étiquette maladie psychiatrique" (suspicion de psychose) !!!

Résultat, je ne me suis pas du tout sentie prise en charge, par conséquent, je n'ai pas été soignée à bon escient ! J'ai donc cessé de faire confiance à la médecine officielle !

Contrairement à ce qu'en pensent et en disent les spécialistes, le BURN OUT ne concerne pas seulement les personnes qui exercent une activité professionnelle mais aussi des retraités qui ont fait des efforts durant des années ou toute leur vie pour exister, pour aller de l'avant, pour prouver leur valeur, leurs compétences...

Les victimes de BURN OUT sont aussi ceux qui ont supporté des périodes de STRESS majeur ou trop souvent répété ; ceux qui ont travaillé dur pour s'en sortir ou pour défendre des causes, un idéal sans oublier ceux qui ont fait face à des échecs, des deuils, des drames et qui ont fait des EFFORTS considérables pour assumer et rebondir !

On ne parle jamais des BURN OUT à répétion, voire du BURN OUT chronique, qui induit fatalement au bout d'un certain nombre d'années un BURN OUT aigu !
On ne dit pas non plus que le BURN OUT peut être couplé avec un état dépressif plus ou moins ancien, plus ou moins profond, ce qui complique d'autant un diagnostic fiable.
maison_passage.jpg
On dit que le repos ne guérit pas le BURN OUT.
Il est pourtant nécessaire de lever le pied, de se reposer, de décrocher, de lâcher-prise et d'accorder au corps et au psychisme une sorte de dormance, le temps de refaire surface,
de se reconstruire... 

Quel désespoir inutile et supplémentaire pour une personne en ÉPUISEMENT COMPLET de se voir étiqueter "malade mental" par les personnels
de santé, le corps médical
 !

En cas de BURN OUT, ce faux diagnostic induit inévitablement une détresse plus importante encore, un sentiment d'isolement, d'incompréhension et peut conduire à des idées, pulsions ou actes suicidaires.
Les médecins sont-ils CONSCIENTS de leur responsabilité ?

Ce n'est pas ainsi que la médecine officielle permettra à une victime du BURN OUT de trouver la voie de la guérison d'autant plus si les symptômes et maladies physiques sont minimisés, moqués, voire niés !

Pour me provoquer un grave traumatisme
en éclatant systématiquement de rire face à moi
et se moquant impitoyablement de mes symptômes, je n'ai pas rencontré PIRE (juillet 2009) que le
Docteur Max LE CARRER
(
Gastro-Entérologie et Hepatologie), médecine interne, Hôtel-dieu de PONT-L'ABBE, Finistère,
où règne d'ailleurs une
ambiance désastreuse
 malgré les surmenées, faméliques et inoubliables 
"bonnes soeurs" (dont soeur Marie-Jean)
de la Communauté des Religieuses Augustines
de la Miséricorde

qui recrutent (par la force des choses) 
de pauvres jeunes femmes en POLOGNE
(dont soeurs Joanna et Carolina)
en AFRIQUE et ailleurs, sans doute !!!


Hélas ! Les médecins ne sont ni des dieux
ni des devins, il manque à certains, une ou plusieurs dimensions ! On est loin de l'utopie des soins palliatifs !

maison_brigitte.jpgMédecin malgré moi
, je me soigne en pratiquant l'auto-médication,
je me repose hors de tout stress, mais l'amélioration de mon état
est en "dents de scie", instable, pourtant, tout au fond de moi,
je garde espoir, j'ai confiance ! Instinct de survie !
Force intérieure !

Burnout Syndrome 
Dans la langue anglaise, burnout signifie
«
s’user, s’épuiser, craquer en raison de demandes excessives d’énergie, de forces
ou de ressources
».

Avec Richelson, Freudenberger définit alors
le BURNOUT comme « un état de fatigue chronique, de dÉpression et
de FRUSTRATION apporté par la dévotion
à une cause, un mode de vie, ou une
(ou des) relation
, qui échoue à produire
les récompenses attendues et conduit,
en fin de compte, à diminuer l’implication
et l’accomplissement au travail »
(Freudenberger et al.1980).
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NON RÉALISATION
DES PROJETS, DES RÊVES , DES AMBITIONS

NON GRATIFICATION DES EFFORTS
NON RÉALISATION
DE SOI
PERTE DU SENS DE LA VIE
PERTE DE MOTIVATION

BURN OUT ! HELP !


Silviane Le MENN
29000 QUIMPER
www.abadennou.fr

Commentaires

merci pour cette définition
oui, on met facilement le mot "dépression" sur n'importe quoi... dès lors que les médecins ne savent pas quoi faire... mais ils refusent trop souvent d'accepter leurs limites...dommage pour nous, dommage pour eux...

Écrit par : jsalenson | 03.11.2009

Chère Silviane,
Je t'envoie mes pensées chaleureuses pour toucher là où il te fait froid,
Reçois-les douces.
Je t'envoie mes caresses légères là où il te pèse lourd,
Confie-les à tes heures quand elles pleurent leur fardeau.
Je t'envoie des rouleaux de vagues,
Qu'ils te portent là où tu veux surfer.

Je salue la force en toi, même si elle ne ressemble plus trop à elle-même, en ce moment.
Je salue aussi les cruelles blessures, qu'elles déclinent à l'horizon couchant.
Je t'embrasse.
Anaïg
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Comme tout cela est bien dit, si sincèrement poétique. Merci chère Anaïg. Bises. SILVIANE

Écrit par : Anaïg | 23.01.2010

Tellement bien décrit..
Merci pour cette clarté.
J'approuve l'extension des types de burn-out dans leurs formes soit brutal avec effondrement des ressources physiques ou psychiques ou avec installation progresse de troubles de santé de plus en plus alarmants et douloureux.
Extension aussi du contexte qui n'est pas seulement lié aux conditions de travail de plus en plus rouleau compresseur mais aussi aux contextes et événements de sa vie et les épreuves déjà surmontées parfois dans un grand isolement social ou familial...

Le sujet est vaste et sérieux.
Je suis personnellement concernée et j'ai la chance de pouvoir mobiliser des ressources intérieures et extérieures pour me relever.. lentement mais sûrement. Mais sans une reconnaissance de ce problème de santé publique, il reste de grandes lacunes dans l'aide proposée aux personnes en burn-out.
Avec compassion,
Framboise

Écrit par : erlanger | 22.03.2010

Sylviane,

Je souscris des deux mains à vos propos.
Je suis en Burn Out depuis 3 années et en arrêt long depuis maintenant 6 mois.
La situation est décourageante car l'amélioration peu probante.
Je ressens toujours autant de fatigue, d'épuisement, d'essoufflements, la tête dans un étau. Bref... vous voyez.
Être l'ombre de soi même est une chose. Se sentir démuni et sans réelle réponse médicale ajoute à la détresse.
Une dépression majeure c'était logée dans le lit de mon Burn out. Rien de plus normal quand on va au delà de ses limites physiques pour tenir son job, les changements de poste, le stress et j'en passe. Rien de surprenant non plus quand cet épuisement ampute de toute vie sociale en dehors du travail. Je suis suivi par un psy. Mais je vois bien qu'il traite la dépression mais que le Burn Out lui est plutôt étranger. C'est pourtant un des rares médecins à avoir pris mon mal au sérieux. Il faut dire que j'étais en charpie quand j'ai commencé à le consulter.

Après 6 mois d'arrêt de travail, je sens l'étau social commencer à se refermer sur moi : pression de l'entourage, financière, du travail... il va falloir penser à reprendre le bouot alors que je me sens encore très faible et les nerfs fragiles.
Je n'en veux pas "aux gens" de ne pas prendre toute la mesure de ce mal inconnu en France (pourtant bien identifié ailleurs!), mais, comme vous, je suis révolté par l'ignorance du corps médical dans son ensemble. Ignorance qui m'a valu d'aggraver mon cas au fils des mois, au point de me demander si je retrouverai un semblant de vie "normale" un jour.
Si les médecins que j'avais consultés, quand j'ai commencé à avoir des symptômes chroniques, avaient émis un diagnostique, ils m'auraient arrêté de suite, pour une durée moins longue et je serai -je n'en doute pas- remis sur pieds depuis un moment. J'aurai ensuite abordé ma vie professionnelle de façon plus relax (j'ai eu le temps de faire mon introspection, depuis 3 ans de souffrance!)
Mais non. Au lieu de ça, j'ai erré, me suis encore plus amoché, jusqu'à un niveau plus que dangereux.
Non, seulement cela m'a mis en danger mais d'un point de vue économique (puisque c'est le filtre d'analyse privilégié désormais!), c'est un non sens : j'ai coûté et je coûte plus cher à la collectivité maintenant, avec mes indemnités maladie. Pour un résultat incertain.

J'ai moi aussi lu ces propos sur "le changement". Et j'approuve aussi votre coup de gueule : je n'aspire qu'à ça, changer. Mais changer c'est une action,c'est un mouvement. Il faut donc un minimum d'énergie pour ça.
Qu'on nous aide à recharger les batterie, et on changera sans résistance !

Et enfin, pour ceux qui seraient tenté de dire que "il faut se bouger, éviter une spirale négative et se complaire dans sa souffrance": qu'ils sachent que j'ai jamais eu cette propension à m'écouter (d'ailleurs je n'ne serais -et vous non plus Sylviane- pas là si cela avait été le cas. Cette situation est subie et n'a rien de glamour au point qu'on s'y complaise. Au contraire.
Un Brun Out arrive à des gens au caractère dynamique et entreprenant. Ce caractère ne change pas, même dans l'adversité.

Mon aspiration ? Créer, agir, faire plein de choses... et re-bosser !!
J'ai plein d'idées et de projest. Je suis amoureux, j'ai envie de voyager, de passer de temps avec mes amis, ...
Mon esprit est plein d'initiatives. Mais mon corps est un sarcophage.

Alors, Sylviane, à travers mon témoignage, c'est un soutien, une compréhension solidaire que je vous adresse.

J'espère pour nous deux, que nous trouverons un chemin de rémission acceptable. J'ai acquis la certitude que nous ne pourrons faire appel, encore une fois, qu'à nos propres ressources pour en sortir.
Et si un médecin, qui lirait ces lignes, pense qu'il peut nous aider à recharger les batteries rapidement, surtout qu'il nous contacte !

Bien à vous,

Fab
39 ans, Paris

Écrit par : Fab | 03.05.2010

je ne connais rien à cette maladie, mais au vu de sa description, je pense qu'elle correspond à beaucoup de "dépressions" (mot "poubelle", à mon avis...qui recouvre des situations bien différentes, y compris les deuils, les traumatismes des divorces, perte d'emploi, etc...):
"tirer sur la corde", en langage populaire, dit bien cela: à force de tirer, çà craque... et pour s'en remettre, repos, réflexion sur soi-même sont indispensables, car d'où vient la frustation?
de "dévotion" qui échoue à produire les "récompenses attendues"...
je parle d'un point de vue philosophique, car ce vocabulaire me choque profondément:
ce "burn out" me semble lié à une image de la vie et de la société qui nous environne inadéquate, donc il est nécessaire de changer son idée de la vie, ses objectifs:
le mot "dévotion" a un côté religieux qui m'offusque... et lier dévotion et récompenses me parait encore plus absurde...
pour moi, la dévotion est l'art de se donner, sans attendre quoi que ce soit en retour, du moins de la part des autres, la satisfaction de faire ce qu'on croit bon est la seule "récompense", on se récompense soi-même...
pour moi la récompense est liée à l'effort, pas à la dévotion qui implique le don de soi-même, don "gratuit"...
si nous attendons une récompense de nos actions dévouées, il est évident qu'on ne peut qu'être déçu...

alors je pense que la plupart des dépressions sont liées à cela: fatigue due à se forcer à agir en dehors de soi, au delà de ses forces psychiques et physiques... inadéquation de son "idéal" avec la vie réelle, on dit aussi "mettre trop haut la barre", ce qui amène à l'épuisement... bien sûr...
et l'expérience montre que le corps parle, somatise ces inadéquations traumatisantes....

comment guérir? recharger les batteries rapidement?
je n'en sais rien, mais je crois qu'un travail sur soi-même s'impose, pourquoi veut-on en "faire trop"? pourquoi ne pas s'arrêter à temps? pourquoi refuse-t-on le repos? physique et moral, cela me parait difficile d'aller vite... pourquoi aller vite?
notre société valorise le travail, trop de travail, même s'il n'est pas valorisant, personnalisé, elle valorise la vitesse, stupidité qui coûte cher, mais quand on a depuis longtemps intégré ces (fausses) valeurs, comment s'en défaire vite?
je n'ai pas de recette...
ne faites pas trop confiance aux médecins, nos médecins sont fanatiques de l'allopathie, mais manquent trop souvent de l'empathie nécessaire à leurs soins...
tout dépend du médecin...
médecins parallèles, psychothérapie, etc... essayez ce qui vous convient le mieux mais courage et bonne chance!

Écrit par : salenson | 03.05.2010

Salutation ! Tourné vous vers une médecine holistique !
La Médecine traditionnel chinoise prend en compte tout ceci.
Ouvrir son esprit à une autre méthode lorsque une ne fonctionne pas.

Écrit par : heiwa | 13.11.2011

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